Observations du rapport du PNUD sur les migrations : qui sont les migrants ?
octobre 8, 2009
Les organisations internationales s’intéressent de plus en plus au phénomène migratoire.
Après l’OCDE, c’est au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) de publier une étude sur les migrations ; le rapport intitulé « Lever les barrières: mobilité et développement humains » étudie leur impact sur le développement humain, en s’intéressant au migrant, à sa région d’origine et à sa région d’accueil.
Dans ce rapport, le PNUD considère qu’il faut avant tout passer par la connaissance des migrants pour mieux comprendre le phénomène et être capable de faire des propositions efficaces pour améliorer les conditions de migration pour le migrant, la région d’émigration et la région d’immigration. (cf le chapitre : Les populations en mouvement : qui se déplace, où quand et pourquoi). De nombreux cas sont cités.
Qui sont les migrants?
Les observations du PNUD bousculent les idées reçues. Les situations de migration sont extrêmement diverses et complexes; le préjugé selon lequel “migrants = pauvres” ne tient pas: les habitants des pays les plus pauvres sont les moins mobiles.
La majorité des migrants choisissent d’immigrer, dans le but d’avoir de meilleures conditions de vie, pour eux-mêmes et pour leurs enfants, en conséquence aux importantes inégalités mondiales.
Les personnes déplacées pour des raisons d’insécurité ou pour fuir un conflit ont des difficultés spécifiques.
Les effets souvent positifs des migrations
Souvent, la migration permet effectivement une augmentation du niveau de vie, pour le migrant lui-même, mais aussi pour sa région d’origine (transferts d’argent, augmentation du niveau de vie, donc de la consommation).
D’après le rapport, les migrations des compétences ont des effets positifs : elles sont un moyen d’encourager les pays d’origine à résoudre les problèmes structurels sous-jacents (système d’éducation, niveau des salaires, conditions de travail…). Cette observation contredit la perception négative de la “fuite des cerveaux”.
D’importantes inégalités face à la migration : « lever les obstacles à la mobilité »
Le rapport montre que les migrants sont très inégaux face à la migration.
Ceux qui sont peu qualifiés connaissent le plus de difficultés. Ce n’est pas le manque de qualification qui créé des difficultés, mais les politiques des gouvernements envers les migrants peu qualifiés qui peuvent poser problème : « Les problèmes naissent lorsque, subissant trop de barrières, les migrants ont des difficultés à s’intégrer et s’insérer sur le marché du travail » (problèmes administratifs notamment ou difficultés pour travailler notamment).
Le rapport insiste sur les effets néfastes de l’attitude des gouvernements, ambivalente pour les migrants peu qualifiés : entre le besoin de les faire venir, et l’augmentation des barrières pour freiner leur installation et le travail dans le pays d’accueil.
Céline B., chargée de mission chez Migration Conseil
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