Accès des immigrés au marché du travail: les résultats de l’INSEE
novembre 19, 2009
L’INSEE a publié il y a quelques jours une étude intitulée « Langue, diplôme, des enjeux pour l’accès des immigrés au marché du travail ».
L’enquête a été menée sur les personnes arrivées après l’âge de 18 ans, « qui sont susceptibles de rencontrer des obstacles vis-à-vis de l’emploi ».
En voici les principales conclusions :
- 57% des immigrés ont un emploi, contre 69% des non-immigrés ;
- Les femmes sont moins nombreuses à avoir un emploi ou à en chercher un, notamment les femmes originaires du Maghreb et d’Asie.
- La proportion d’immigrés titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur est la même que celle des non immigrés ; en revanche, les immigrés son plus souvent peu -voire pas- qualifiés que les non immigrés.
- Pour un même niveau de diplôme, il existe un écart important en défaveur des immigrés en matière d’exposition au chômage ; cet écart est réduit pour les faibles niveaux de qualification ; il est beaucoup plus élevé pour les diplômés.
- Les immigrés, et notamment les diplômés, souffrent de problèmes de reconnaissance du diplôme et des qualifications.
- Parmi ceux qui n’ont pas le français parmi leur langue maternelle, 19% se disent gênés au travail..
- Ceux qui sont arrivés en France récemment sont plus nombreux que les autres à suivre une formation linguistique et/ou professionnelle.
- Près de la moitié des immigrés trouvent du travail par le biais de relations ; les immigrés originaires d’Afrique recourent toutefois fréquemment aux agences de l’emploi.
Pour en savoir plus : synthèse de l’étude
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C’est trop facile de toujours tout remettre sur la discrimination dès qu’on trouve pas de travail. Mon copain est électricien,il est marocain, il bosse bien, il a jamais de problèmes de chômage ni de travail.
Faut arrêter de tout le temps nous prendre pour des victimes, ca fait que nous desservir
Cette étude de l’INSEE explique “qu’une minorité [des personnes interrogées] fait part de problèmes de discriminations”… en revanche, il est vrai que d’autres travaux insistent davantage sur ce problème.
Le rapport de la Halde 2009, par exemple, montre que l’origine est le principal critère de discrimination pour lequel la Halde est saisie (28,5% des réclamations); la moitié des réclamations concernent le travail